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OBJECTIFS
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Le programme NCAP poursuit les objectifs suivants:
- Aider les pays en voie de développement participants à préparer, formuler, mettre en œuvre et évaluer leur politique relative aux changements climatiques.
- Renforcer la conscientisation face au problème des changements climatiques dans les pays en voie de développement.
- Augmenter l'implication des décideurs politiques, des scientifiques et des 'larges couches de la population' dans le débat sur les changements climatiques dans les pays en voie de développement.
- Promouvoir l'échange d'expériences entre les pays en voie de développement à propos des problèmes climatiques.
- Avoir un impact sur le processus de négociation de l'UNFCCC en mettant des 'problèmes brûlants' sur la table.
- Assurer une coordination effective entre le programme NCAP et d'autres initiatives internationales similaires.
FONDEMENTS
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Selon un consensus scientifique émergent, récemment synthétisé dans le Troisième Rapport d'Évaluation du Groupe intergouvernemental d'Experts sur l'Évolution du Climat, les changements climatiques sont un fait réel. La question de savoir si les changements climatiques auront lieu a été remplacée par des questions encore plus inquiétantes : quelle sera l'ampleur des changements et dans quelle mesure les conséquences seront-elles lourdes ? La situation est grave et, pourtant, il s'agit de problèmes essentiellement anthropiques pour lesquels il existe des solutions anthropiques elles aussi et pour lesquels des solutions sont mises en place. Le défi consiste à les mettre en 'uvre par le biais de processus tels que la Convention-cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques et d'opportunités de renforcement des capacités telles que le Programme néerlandais d'Aide aux Études sur les Changements Climatiques (NCAP - Netherlands Climate Assistance Programme).
La magnitude du changement résulte en grande partie d'activités humaines et dépend instamment de notre engagement à limiter les dégâts : les pays industrialisés doivent réduire de façon draconienne leurs émissions actuelles de gaz à effet de serre et les pays plus pauvres doivent se développer en choisissant des options axées sur l'énergie durable. Par conséquent, si l'on veut réagir face aux changements climatiques, limiter les dégâts est ce que l'homme a de plus important à faire.
Cependant, dès lors que nous comprenons mieux le cycle de vie des gaz à effet de serre et le processus des changements climatiques, nous voyons que, à l'instar d'un bateau qui vogue sur les flots, le système est caractérisé par une inertie gigantesque ; même si, aujourd'hui, l'on mettait un terme à toutes les émissions, les changements climatiques ne pourraient pas être résolus à cent pour cent mais continueraient à se manifester à l'avenir. En fonction du schéma des émissions actuelles, il y a tout lieu de croire que la température moyenne globale va augmenter de 3 à 8 degrés Celsius au cours du siècle prochain. Les impacts prévisibles des changements climatiques au cours de cette période englobent des modifications significatives de la température et des précipitations, ce qui engendrera une plus grande humidité dans certaines régions et une aridité supérieure dans d'autres. Dans certaines régions, le niveau des mers augmentera et l'on assistera de plus en plus à des tempêtes, sécheresses et inondations extrêmement sévères. Par conséquent, s'adapter aux effets néfastes résultant des changements climatiques est devenu une priorité absolue.
Ironie du sort, ce sont justement les pays qui sont les moins responsables des changements climatiques (c'est-à-dire les pays en voie de développement) qui sont de loin les plus exposés à leurs effets. Le problème est d'autant plus douloureux si l'on sait que les changements climatiques frapperont essentiellement les gens les plus démunis qui peuplent ces pays - en d'autres termes, ceux qui sont déjà exposés à toute une série de chocs potentiels et qui sont les moins capables de se remettre après les catastrophes.
En tant membres de la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (UNFCCC - UN Framework Convention on Climate Change), les pays en voie de développement jouent un rôle particulier dans le cadre des négociations climatiques internationales. En vertu de la UNFCCC, ils sont, en effet, dans l'obligation de fournir des Communications Nationales et un plan d'action en vue de la mise en œuvre de la Convention.
La raison d'être du programme NCAP réside dans le fait que de nombreux pays en voie de développement ne disposent (toujours) pas des capacités pour atteindre ces objectifs: souvent, ces pays ont besoin d'une aide technique et/ou financière externe afin de préparer une politique climatique nationale de qualité, de la formuler, de la mettre en œuvre et de l'évaluer. Le programme NCAP a été créé en vue de résoudre ce problème en aidant certains pays en voie de développement à apprendre à s'autogérer en termes de formulation de leur politique climatique.
IMPLICATION DE PLUSIEURS PARTIES PRENANTES
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La mise en oeuvre d'une politique climatique dépend de la force de la circonscription qui soutiendra une politique de ce type.
Le secteur des entreprises, les organisations non-gouvernementales (ONG) et d'organisations communautaires de base (OCB) peuvent apporter un important soutien en faveur des changements politiques qui sont essentiels si l'on souhaite limiter les effets néfastes des changements climatiques et s'y adapter.
Les principales parties prenantes au sein du programme NCAP sont initialement les instituts de recherche implantés dans les pays en voie de développement et qui s'occupent des changements climatiques.
Cependant, il est essentiel de dépasser cette communauté scientifique et d'informer les décideurs politiques et le grand public de la menace représentée par les changements climatiques et du potentiel des stratégies de limitation et d'adaptation.
De ce fait, le programme NCAP considère qu'il est important que les personnes qui font partie des 'larges couches' de la société soient impliquées dans la formulation de la politique climatique, y compris les ministères gouvernementaux influents (par exemple, les ministères de la planification et/ou des finances), les instituts scientifiques, les organisations commerciales, les parlementaires, les ONG et les OBC.
En outre, le programme NCAP estime qu'il est important que les études climatiques soient pertinentes d'un point de vue politique et que les recommandations politiques soient associées au programme délibératif (habituellement à court terme), par exemple au cycle électoral.
Cela étant dit, le programme NCAP reconnaît que les activités pourront uniquement prendre forme conformément à la problématique spécifique identifiée dans les différents pays et que les différents pays poursuivent des objectifs différents et adoptent des approches spécifiques dont il convient de tenir compte.
GESTION DU PROGRAMME NCAP
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Gestion du programme
Le programme NCAP a été mis sur pied par le Ministère néerlandais des Affaires étrangères.
La gestion du programme NCAP a été confiée à une agence exécutive indépendante.
La fondation ETC gère la phase actuelle du programme NCAP (pour la période 2003-2007).
L'Institut des Études environnementales (IVM) a géré la phase 1 du programme NCAP (entre 1996 et 2003).
La gestion du programme NCAP englobe:
La gestion journalière.
- L'aide dans le cadre de la préparation de propositions de projets et d'études sectorielles.
- Les visites aux pays respectifs afin de discuter de l'avancement des travaux, d'assister à des ateliers et d'apporter l'aide requise.
Gestion d'activités dans les pays participants
Une personne ou institution dans les différents pays participants coordonne les activités du programme NCAP. En étroite collaboration avec les organisations locales impliquées dans le programme NCAP, ce 'coordinateur national':
Facilite l'identification et l'élaboration de programmes d'activités nationaux et contrôle leur mise en œuvre.
- Indique, pour chaque activité, l'aide technique requise qu'il n'est pas possible de mobiliser au niveau national.
- Coordonne et assume la gestion administrative et financière des activités nationales.
- Communique avec les ministères gouvernementaux pertinents des pays participants et leur prodigue des conseils.
- Fait rapport sur l'avancement des travaux et les résultats de l'équipe de gestion du programme NCAP.
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Adresse de contact
Adresse de contact de l'équipe de gestion du programme NCAP :
NCAP
Fondation ETC
Boîte postale 64
3830 AB Leusden
Pays-Bas
Téléphone: +31 (0) 33 432 6000
Télécopie : +31 (0) 33 494 0791
E-mail: nccsap@etcnl.nl
PAYS PARTICIPANTS
La Bolivie, la Colombie, le Ghana, le Mali, la Mongolie, le Sénégal, le Suriname, le Yémen, le Viet-nam, la Tanzanie, le Bangladesch, le Guatemala et le Mocambique participent au programme NCAP.
ACTIVITÉS SOUTENUES POUR LE PROGRAMME
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Le programme NCAP soutient différents études et des ateliers organisés dans les pays participants afin qu'ils débouchent sur :
Des études politiquement pertinentes et scientifiquement saines dans le domaine des changements climatiques.
- Des analyses de vulnérabilité et d'adaptation.
- Des Communications nationales en vertu de l'UNFCCC.
Études soutenues par le NCAP
Études thématiques et/ou sectorielles en vue de la promotion de la préparation, de la formulation, de la mise en œuvre et de l'évaluation de politiques climatiques nationales dans les pays participants.
Les cadres se composent de programmes nationaux en vue d'un développement durable (y compris les 'PRSP', c'est-à-dire les Papiers Stratégiques sur la Réduction de la Pauvreté), des directives de l'UNFCCC relatives aux Communications nationales, des évaluations et rapports spéciaux de l'IPCC.
Les études peuvent avoir trait :
À des analyses de la vulnérabilité des effets néfastes des changements climatiques sur les êtres humains et sur l'environnement.
- À des inventaires des émissions de gaz à effet de serre.À des analyses des options techniques et politiques en vue de l'adaptation face aux conséquences des changements climatiques (politique d'adaptation).
- À des analyses des options techniques et politiques en vue de la limitation des conséquences des changements climatiques (politique de limitation).
- À des analyses des besoins en termes de développement des capacités pour la promotion et l'adaptation et/ou la limitation, y compris le besoin de mettre sur pied des programmes en vue de renforcement de la conscientisation publique.
Les études peuvent être multidisciplinaires et devraient être multisectorielles et/ou axées sur un secteur.
Les secteurs suivants sont les plus importants : l'énergie, la gestion de l'eau, la foresterie, le transport, la gestion côtière, la santé publique, l'agriculture, la protection du sol et la "préparation face au désastre".
Dans certains cas, des études sectorielles existantes pourraient être ajoutées ou approfondies afin de mieux comprendre la problématique climatique nationale et les possibilités potentielles d'adaptation.
Les études devraient résulter sur des conseils et recommandations concrets en vue de la mise sur pied et de la mise en œuvre d'une politique climatique nationale dans les pays respectifs. Certaines études contiendront vraisemblablement également des recommandations susceptibles d'influencer les activités et programmes existants ou proposés axés sur la coopération au développement (bilatérale et multilatérale).
Ateliers soutenus par le programme NCAP
Le programme soutiendra des ateliers poursuivant un ou plusieurs des objectifs suivants:
Diffuser les résultats des études et les Communications nationales dans un large groupe de parties prenantes.
- Renforcer la conscientisation face à la problématique climatique.
- Influencer les activités du gouvernement et d'organisations commerciales afin de promouvoir des possibilités concrètes en vue du développement d'activités d'adaptation et de limitation.
- Mieux comprendre certains domaines d'étude spécifiques mal compris ou manquants (mais qui pourraient être importants pour la mise sur pied d'une politique climatique effective).
Pourraient participer aux ateliers des représentants, par exemple, des ministères pertinents, d'instituts scientifiques, de groupes industriels, d'organisations non-gouvernementales (ONG), d'organisations communautaires de base (OCB) ou d'autres organisations (en fonction des buts et objectifs spécifiques des ateliers respectifs).





